Prendre la parole en public, c’est aussi savoir jouer avec l’émotion du public.
A ce titre, un simple poisson d’avril peut parfois en dire plus sur notre communication… que bien des théories…
En 2016, l’agence australienne de marketing Norquay annonce solennellement qu’elle vient d’être rachetée par Google Australia. 😮
Le message reprend tous les codes d’un véritable communiqué corporate :
ton très sérieux, vocabulaire stratégique, promesse de vision, de synergies…
Pendant quelques minutes, le public se laisse embarquer :
⚡ le choc
🤔 le doute
🚀 l’excitation…
Puis vient la révélation : « c’est un poisson d’avril ».
Ce que cela nous apprend sur la prise de parole ?
👉 Le ton vaut parfois vérité
Si un discours ressemble à une vraie annonce — par la voix, les arguments, le vocabulaire — le public s’y engage comme si tout était vrai, même lorsque le fond ne l’est pas.
👉 L’émotion précède la raison
Ce n’est pas seulement la “vérité” d’un message qui déclenche la réaction.
C’est aussi la crédibilité de sa mise en scène : posture, rythme, gravité apparente, maîtrise du moment. Quand bien même ce message heurterait la raison.
👉 Le stress capte l’attention
Un faux rachat, même présenté sur le ton de la plaisanterie, peut créer un malaise, surtout lorsqu’il touche à l’emploi ou à l’avenir d’un groupe.
Et ce malaise produit une chose très puissante : l’écoute.
Ce qu’on peut en retenir ?
Utilisez le même sérieux que Norquay… mais au service d’un message honnête ! 🎯
Trouvez le bon équilibre entre :
✨ une trame émotionnelle forte (le “scoop”)
🧭 la clarté du message
🤝 et la transparence de votre intention
Si votre public ressort en se disant : « j’ai cru à chaque mot », c’est que vous avez travaillé votre voix, votre corps… et votre respect de l’auditoire.