Dans son livre Skin in the Game : Hidden Asymmetries in Daily Life (2018), Nassim Nicholas Taleb développe une idée centrale :
> Personne ne devrait donner de conseils, prendre des décisions ou émettre des opinions sans en subir les conséquences.
Autrement dit :
Si tu joues, tu dois risquer ta peau.
Si tu agis sans risque personnel, tu n’es qu’un charlot.
C’est une philosophie de la responsabilité incarnée : ? pas de crédibilité sans risques.
Parler en public, ce n’est pas simplement transmettre de l’information.
C’est s’exposer.
Et c’est là que Taleb devient intéressant.
Un bon orateur a du « skin in the game » car :
Il met sa réputation en jeu.
Il assume les conséquences de ses propos (accord, désaccord, critiques…).
Il s’implique émotionnellement dans ce qu’il dit.
À l’inverse :
Un orateur qui récite un texte neutre, sans conviction, ne prend aucun risque personnel.
Il est dans une asymétrie : il veut notre attention sans nous donner sa sincérité.
Taleb insiste sur la notion de symétrie :
> Celui qui a quelque chose à gagner doit aussi avoir quelque chose à perdre.
Si votre public vous donne du temps et de l’attention, vous devez lui donner en retour de l’authenticité et de l’engagement.
Si vous ne faites que réciter, vous profitez d’une asymétrie injuste : vous tirez profit d’un public sans rien risquer vous-même.
Une bonne prise de parole implique donc une bonne dose de courage oratoire.
Donc d’accepter :
– de ne pas plaire à tout le monde.
– de dire des choses qu’on pense vraiment.
– de parler, quitte à perdre quelque chose (image, prestige, consensus…).
Un orateur “talebien” n’est pas lisse : il est vrai, incarné et donc risqué…
? En une phrase : avoir du “skin in the game” en prise de parole, c’est ne pas parler depuis la théorie, mais depuis la peau. ⚜️
Il faut mettre, comme on dit, sa peau au bout de ses idées ?
Dans son livre Skin in the Game : Hidden Asymmetries in Daily Life (2018), Nassim Nicholas Taleb développe une idée centrale :
> Personne ne devrait donner de conseils, prendre des décisions ou émettre des opinions sans en subir les conséquences.
Autrement dit :
Si tu joues, tu dois risquer ta peau.
Si tu agis sans risque personnel, tu n’es qu’un charlot.
C’est une philosophie de la responsabilité incarnée : ? pas de crédibilité sans risques.
Parler en public, ce n’est pas simplement transmettre de l’information.
C’est s’exposer.
Et c’est là que Taleb devient intéressant.
Un bon orateur a du « skin in the game » car :
Il met sa réputation en jeu.
Il assume les conséquences de ses propos (accord, désaccord, critiques…).
Il s’implique émotionnellement dans ce qu’il dit.
À l’inverse :
Un orateur qui récite un texte neutre, sans conviction, ne prend aucun risque personnel.
Il est dans une asymétrie : il veut notre attention sans nous donner sa sincérité.
Taleb insiste sur la notion de symétrie :
> Celui qui a quelque chose à gagner doit aussi avoir quelque chose à perdre.
Si votre public vous donne du temps et de l’attention, vous devez lui donner en retour de l’authenticité et de l’engagement.
Si vous ne faites que réciter, vous profitez d’une asymétrie injuste : vous tirez profit d’un public sans rien risquer vous-même.
Une bonne prise de parole implique donc une bonne dose de courage oratoire.
Donc d’accepter :
– de ne pas plaire à tout le monde.
– de dire des choses qu’on pense vraiment.
– de parler, quitte à perdre quelque chose (image, prestige, consensus…).
Un orateur “talebien” n’est pas lisse : il est vrai, incarné et donc risqué…
? En une phrase : avoir du “skin in the game” en prise de parole, c’est ne pas parler depuis la théorie, mais depuis la peau. ⚜️
Il faut mettre, comme on dit, sa peau au bout de ses idées ?