Article đ€ Prendre la parole c’est risquer sa peau 27 janvier 2026 PubliĂ© par : Jean-François Chabat 27 Jan Dans son livre Skin in the Game : Hidden Asymmetries in Daily Life (2018), Nassim Nicholas Taleb dĂ©veloppe une idĂ©e centrale : > Personne ne devrait donner de conseils, prendre des dĂ©cisions ou Ă©mettre des opinions sans en subir les consĂ©quences. Autrement dit : Si tu joues, tu dois risquer ta peau. Si tu agis sans risque personnel, tu n’es qu’un charlot. Câest une philosophie de la responsabilitĂ© incarnĂ©e : đ pas de crĂ©dibilitĂ© sans risques. Parler en public, ce nâest pas simplement transmettre de lâinformation. Câest sâexposer. Et câest lĂ que Taleb devient intĂ©ressant. Un bon orateur a du « skin in the game » car : Il met sa rĂ©putation en jeu. Il assume les consĂ©quences de ses propos (accord, dĂ©saccord, critiquesâŠ). Il sâimplique Ă©motionnellement dans ce quâil dit. Ă lâinverse : Un orateur qui rĂ©cite un texte neutre, sans conviction, ne prend aucun risque personnel. Il est dans une asymĂ©trie : il veut notre attention sans nous donner sa sincĂ©ritĂ©. Taleb insiste sur la notion de symĂ©trie : > Celui qui a quelque chose Ă gagner doit aussi avoir quelque chose Ă perdre. Si votre public vous donne du temps et de lâattention, vous devez lui donner en retour de lâauthenticitĂ© et de l’engagement. Si vous ne faites que rĂ©citer, vous profitez dâune asymĂ©trie injuste : vous tirez profit dâun public sans rien risquer vous-mĂȘme. Une bonne prise de parole implique donc une bonne dose de courage oratoire. Donc d’accepter : – de ne pas plaire Ă tout le monde. – de dire des choses quâon pense vraiment. – de parler, quitte Ă perdre quelque chose (image, prestige, consensusâŠ). Un orateur âtalebienâ nâest pas lisse : il est vrai, incarnĂ© et donc risquĂ©… đ§© En une phrase : avoir du âskin in the gameâ en prise de parole, câest ne pas parler depuis la thĂ©orie, mais depuis la peau. âïž Il faut mettre, comme on dit, sa peau au bout de ses idĂ©es đĄ
Dans son livre Skin in the Game : Hidden Asymmetries in Daily Life (2018), Nassim Nicholas Taleb développe une idée centrale :
> Personne ne devrait donner de conseils, prendre des décisions ou émettre des opinions sans en subir les conséquences.
Autrement dit :
Si tu joues, tu dois risquer ta peau.
Si tu agis sans risque personnel, tu n’es qu’un charlot.
Câest une philosophie de la responsabilitĂ© incarnĂ©e : đ pas de crĂ©dibilitĂ© sans risques.
Parler en public, ce nâest pas simplement transmettre de lâinformation.
Câest sâexposer.
Et câest lĂ que Taleb devient intĂ©ressant.
Un bon orateur a du « skin in the game » car :
Il met sa réputation en jeu.
Il assume les consĂ©quences de ses propos (accord, dĂ©saccord, critiquesâŠ).
Il sâimplique Ă©motionnellement dans ce quâil dit.
Ă lâinverse :
Un orateur qui récite un texte neutre, sans conviction, ne prend aucun risque personnel.
Il est dans une asymétrie : il veut notre attention sans nous donner sa sincérité.
Taleb insiste sur la notion de symétrie :
> Celui qui a quelque chose Ă gagner doit aussi avoir quelque chose Ă perdre.
Si votre public vous donne du temps et de lâattention, vous devez lui donner en retour de lâauthenticitĂ© et de l’engagement.
Si vous ne faites que rĂ©citer, vous profitez dâune asymĂ©trie injuste : vous tirez profit dâun public sans rien risquer vous-mĂȘme.
Une bonne prise de parole implique donc une bonne dose de courage oratoire.
Donc d’accepter :
– de ne pas plaire Ă tout le monde.
– de dire des choses quâon pense vraiment.
– de parler, quitte Ă perdre quelque chose (image, prestige, consensusâŠ).
Un orateur âtalebienâ nâest pas lisse : il est vrai, incarnĂ© et donc risquĂ©…
đ§© En une phrase : avoir du âskin in the gameâ en prise de parole, câest ne pas parler depuis la thĂ©orie, mais depuis la peau. âïž
Il faut mettre, comme on dit, sa peau au bout de ses idĂ©es đĄ