Cette phrase du film Le Guépard avec Alain Delon s’applique parfaitement à la prise de parole.
En formation, je vois souvent des participants arriver avec une idée simple :
“Si mon contenu est bon, ça suffira.”
Malheureusement, non.
Un bon contenu, mal porté, devient vite invisible.
Aujourd’hui, pour faire passer un message, il faut souvent changer beaucoup de choses dans la forme.
Changer les slides, d’abord.
On ne peut plus arriver avec 25 diapositives chargées de texte et espérer garder l’attention d’une salle.
Mieux vaut avoir 5 visuels clairs. Ou 45, pourquoi pas, pourvus qu’ils soient légers !
Ou même une feuille blanche, un feutre, et une idée bien construite.
Changer le langage, ensuite.
Le jargon donne une impression d’expertise… mais il crée surtout de la distance.
Au lieu de dire :
“Nous optimisons les flux synergiques.”
On peut dire :
“Nous avons permis à nos clients de gagner deux heures par jour.”
C’est parait moins pro mais c’est compris. Et c’est déjà beaucoup.
Changer le rythme, aussi.
Une prise de parole n’est pas un rapport que l’on lit debout.
C’est un moment de relation. Il faut respirer.
Regarder. Faire des pauses. Laisser au public le temps de comprendre.
Les outils changent.
Les attentes changent.
Le niveau d’attention change.
Mais le fond, lui, ne change pas.
Depuis toujours, une bonne prise de parole sert à trois choses :
1.faire comprendre,
2.donner confiance,
3.donner envie d’agir
Le vrai enjeu n’est donc pas de “faire moderne” pour faire moderne.
C’est de faire évoluer la forme pour protéger le fond : votre message.